En route vers les Bahamas

Traversée vers Great Harbour Cay, Berry, Bahamas, 9 décembre 2024

Lundi : Après nos courses à terre, on prépare rapidement Kasuri pour quitter le lac Worth et prendre la mer en direction des Bahamas. La fenêtre n’est pas idéale mais c’est la seule avant au moins une semaine. On navigue au moteur aidé par la grande voile avec le vent et les vagues de face. Le bateau est un peu ralenti par les vagues et cogne dans celles-ci. Ce n’est pas très confortable mais ça va. On endure aussi le bruit et les vibrations du moteur pendant toute la traversée. 

Great Harbour Cay, Berry, Bahamas, 10 au 19 décembre 2024

Mardi : On arrive à Great Harbour Cay en fin de journée. Trop tard pour aller faire les modalités pour les douanes et l’immigration. On s’ancre dans une petite baie intérieure près de Alegriaz. On se couche tôt. Cette saison ci, lors des navigations de nuit, on dort dans le cockpit. Malgré un matelas pas très épais, c’est plus confortable que dans notre lit ou dans le carré. Il y a moins de bruit du moteur, de craquements divers ou du bruit du gouvernail. Alors, on est moins épuisé à notre arrivée à destination. 

Great Harbour Cay, Berry Islands, Bahamas

Mercredi : Contrairement à l’année dernière, nous devons nous rendre avec le voilier à la marina avant de rencontrer le personnel des douanes et de l’immigration. Cela permet aux autorités d’inspecter le bateau au besoin. Ce qu’ils n’ont pas fait dans notre cas. On a profité de notre présence au quai pour acheter de l’eau et remplir un réservoir. 

On fait aussi la connaissance de Julie et Gilles du voilier Mutual Fun avec qui nous avions correspondu un peu l’année dernière sans les rencontrer physiquement. On rencontre aussi les équipages de La Toison d’or, Claude et Marie et de Fleurette, Sylvain et Nancy.

Aussitôt les formalités complétées, on retourne s’ancrer dans la baie et on remet les colis à Martin qui passera le reste de la journée à faire les travaux de réparation du frigo. Patricia nous a cuit un pain frais le matin même. On s’en régale au lunch et au petit déjeuner du lendemain. 

Martin bien heureux d’avoir sa pièce de frigo.
Petit déjeuner gracieuseté de Alegriaz

Jeudi : Le vent se lève dans la nuit et tourne de 180 degrés. On se lève aussi et commençons à surveiller le déplacement du bateau. L’ancre chasse un peu. Puisqu’elle ne semble pas s’accrocher à nouveau, on part le moteur en pleine nuit pour l’aider. Finalement, elle arrête de glisser. Aussitôt que le jour se lève, on se déplace un peu afin de s’éloigner de la rive. 

Vendredi, samedi et dimanche : Le vent souffle pendant les 3 jours. On reste sur Kasuri sauf pour un apéro sur Alegriaz vendredi en fin de journée. C’est agréable de pouvoir passer un peu de temps avec nos amis. Comme à toutes les fois que l’on ne sort pas de Kasuri à cause du vent, on en profite pour faire quelques travaux, du ménage et cuisiner. Il y en a toujours à faire sur un bateau. 

La réparation des puits de lumière n’a pas tenu !

Lundi : Le vent se calme. On en profite pour nous rendre à la marina faire du lavage. On se rend aussi au quai d’essence en dinghy pour faire remplir nos bidons de diesel 

Mardi : On lève l’ancre pour aller rejoindre Alegriaz qui s’est déplacé la veille dans la baie extérieur. Cela permet de changer de décor et de nous rapprocher du village. On s’y rend pour aller acheter une bouteille de rhum des Bahamas. À cause du mauvais temps des derniers jours, le bateau de ravitaillement ne s’est pas rendu sur l’ile. Il y a donc très peu de légumes et fruits à vendre à l’épicerie et ceux-ci ne sont plus tellement frais. 

En fin d’après-midi, c’est au tour de l’équipage de Alegriaz de venir prendre l’apéro sur Kasuri. 

Mercredi : Journée sans vent, on reste à bord de Kasuri.

Jeudi : En fin d’avant midi, en espérant que le vent se lève, on quitte l’ancrage pour une navigation de 20 miles afin de nous rendre du côté est de l’ile. Malheureusement, nous ferons seulement une heure de voile et le reste de la navigation au moteur. On s’ancre au couché du soleil dans la baie. Nous sommes le seul bateau. On y passe une bonne nuit. 

Nassau, 20 décembre 2024

Vendredi : On a enfin le vent pour nous porter jusqu’à Nassau. La journée est magnifique. On fait une très belle traversée. On s’ancre au sud de l’ile Atholl afin de pouvoir quitter tôt le lendemain pour les Exumas. On aurait peut-être dû aller faire quelques provisions à Nassau avant de quitter car il n’y a pas beaucoup de choix avant Georgetown. 

Levé du soleil en sortant de Great Harbour Cay, Berry Islands, Bahamas
Nassau, Bahamas

Highborne Cay, Exuma, 21 au 24 décembre 2024

Samedi : On désire se rendre à Allen Cay où l’on peut observer des iguanes mais le vent n’adonne pas. Au lieu de se battre contre lui, on se rend à Highborne Cay. C’est une ile privée où se trouve une marina et un hôtel.

Il y a toujours quelque chose à réparer. Ici la commande du guindeau.
Ciel du soir à Highborne Cay

Dimanche : On se rend à la marina pour aller faire quelques achats au magasin qu’il y a sur place. La marina est charmante. C’est la plus belle marina que j’ai vu à ce jour. Il y a de jolis murs de pierre. Les clients peuvent utiliser de belles bicyclettes avec panier en osier pour se balader dans l’ile. La boutique tient de beaux objets et quelques aliments de base. Les fruits et légumes sont très chers et pas très frais. On fait quand même quelques achats puisqu’il ne nous reste que quelques carottes et pommes de terre. 

Levé du soleil à Highborne Cay, Exumas, Bahamas
Marina de Highborne Cay, Exumas, Bahamas
Requins nourrices, Highborne Cay, Exumas, Bahamas
Couché du soleil, Highborne Cay, Exumas, Bahamas

Lundi : Sur l’ile, il y a une petite plage où l’on peut aller prendre un bain de soleil. Il y a peu de bateaux à l’ancrage. Il y a quelques mégas yachts dont les passagers vont profiter de la plage. Des membres de l’équipage installent sur celle-ci des fauteuils longs et des jouets d’eau aux bénéfices des passagers. En fin de journée, tout est rapporté à bord du yacht. 

On s’y rend avec nos petites chaises de camping et notre parasol faire un pique-nique et y passer l’après-midi avec l’équipage de Alegriaz qui est arrivé la veille. On passe un bel après-midi.  Par contre, Marc ne se sent pas bien  et il fera de la fièvre pendant quelques jours. Il combat le même virus que moi mais 2 semaines plus tard. 

Mardi : Marc passe la journée à se reposer. 

Norman’s Cay, 25 décembre 2024

Mercredi : On lève l’ancre pour une courte navigation d’une douzaine de mile pour nous rendre à Norman’s Cay où l’on pensait aller manger avec quelques équipages de voiliers québécois au restaurant mais puisque Marc n’est toujours pas en grande forme, on reste tranquille sur Kasuri. 

Staniel Cay, 26 décembre 2024 au 1 janvier 2025

Jeudi : On lève l’ancre pour une nouvelle navigation vers Staniel Cay. On prévoit une autre dépression dans les prochains jours, nous y serons bien protégés du vent du nord-est. On s’ancre dans la baie Big Major. À cette endroit, on trouve une plage avec des cochons « sauvages » qui est très populaire avec les touristes. Mais nous n’irons pas les voir ! 

Alegriaz
Ada, un voilier cousin de Kasuri, Staniel Cay, Exumas, Bahamas

Vendredi, samedi, et dimanche : On laisse passer le front et on reste sur le bateau.

Levé de soleil, Staniel Cay, Exumas, Bahamas.
Les yachts ont différents jeux d’eau pour amuser les passagers.
Staniel Cay, Exumas, Bahamas

Lundi, 30 décembre 2024 : On part en dinghy pour se rendre au village de Staniel Cay visiter et faire quelques achats de produits frais. On laisse le dinghy sur une petite plage dans la marina qui est charmante elle aussi et assez animée. En plus des quais pour les bateaux, on y trouve de petits chalets et un restaurant populaire. On y croise Yvan et Anne ainsi que leurs invités du voilier Spicy. 

Il y a trois épiceries ou plutôt dépanneurs en ville. Ils ont peu de denrées fraiches. Une attend une livraison par avion en fin de journée. Mais on n’attendra pas. On arrive à acheter quelques produits dont une douzaine d’oeufs à 12 $ usd. Au moins, ils sont biologiques ! 

Staniel Cay Marina

Au retour, alors que l’on s’apprête à prendre le dinghy pour retourner au bateau, on aperçoit qu’un autre joint commence à se décoller. On quitte mais après quelques minutes, on retourne sur la berge puisque le dinghy commence à se dégonfler rapidement et nous sommes encore trop loin de Kasuri. 

On essaie de contacter Martin et Patricia sans succès pour qu’ils viennent nous chercher. Le personnel de la marina, qui est très serviable, nous assiste afin de trouver un bateau qui nous amène sur Kasuri afin que l’on récupère le kit de réparation et la pompe. Entre temps, Martin et Patricia sont arrivés à la marina. Marc et Martin feront la réparation et nous mangerons le lunch en fin d’après-midi sur la terrasse de la marina. On retourne sur Kasuri à bord du dinghy de Alegriaz en remorquant MiniK. 

Staniel Cay Marina
Staniel Cay Marina

Mardi, le 31 décembre 2024 : MiniK s’est dégonflé. Il y a de l’air qui s’échappe de la réparation.  Il est difficile de faire une réparer au niveau du joint, d’autant plus que cela a été fait sur le bord de la plage, au gros soleil et avec les moyens du bord. Marc tente de colmater les fuites. 

Il y a une fuite sur la réparation!

En fin d’après-midi, Patricia et Martin viennent prendre un verre et manger quelques bouchés pour fêter la Saint-Sylvestre. Depuis les derniers jours, la baie est bondée de bateaux. Surtout des méga yachts. Il y en a une vingtaine dans la baie et autant au large. On assistera à de nombreux feux d’artifices et quelques fêtes un peu bruyantes

Belle terrasse sur le yacht

Mercredi le 1 janvier 2025 : On passe l’après-midi à une petite plage au nord de la plage aux cochons en compagnie de Patricia et Martin. On passe encore une agréable journée. On arrive à se déplacer avec MiniK en le gonflant 2 fois par jour. Aussi, nous avons toujours avec nous la pompe et le kit de réparation au cas où il y aurait un autre bris. 

Depuis le second bris de joint de MiniK, nous avons fait des recherches pour se procurer un nouveau dinghy puisqu’on ne peut plus lui faire confiance. Il y a quelques modèles neufs à Nassau mais ceux-ci sont au moins 50% plus cher que les mêmes modèles aux États-Unis. On a aussi lancé un avis de recherche dans quelques groupes Facebook des Bahamas. Il y a 2 dinghys usagés que l’on pourrait  récupérer dont un qui se trouve à Georgetown. On lève donc l’ancre jeudi en direction de Georgetown. 

Premières semaines aux Bahamas

Great Harbour Cay, Iles Berry, 16 au 18 février 2024

Vendredi, au levé du jour, on lève l’ancre en compagnie des voiliers Sweet Home et T for Two pour entreprendre la traversée du golf Stream et nous rendre aux Bahamas. À la dernière minute, le voilier Iqaluit se joint aussi à nous. T for Two et Iqaluit arrêtent à West End, Abacos alors que Sweet Home et nous poursuivons la navigation vers Great Harbour Cay, Berry. 

Lake Worth, FL au levé du jour
On navigue vers l’Est, Lake Worth, FL
Voilier Sweet Home, Lake Worth, FL

Il n’y a pas beaucoup de vent pour la traversée mais on peut dérouler les voiles. On navigue voile-moteur afin de garder une vitesse assez rapide afin d’éviter d’être trop pousser vers le nord par le courant. Malgré qu’il y a peu de vent, la houle dans le golf Stream est quand même importante. Je n’ose imaginer la traversée lors d’un fort vent. Ce doit être assez sportif. Une fois le golf Stream traversé, en début d’après midi, on tourne vers le sud-est en direction de Great Harbour Cay. Le vent a une composante ouest assez importante pour que l’on puisse fermer le moteur et continuer à voile uniquement. De toute façon, il n’est plus aussi important d’aller vite puisque nous ne sommes plus affectés par le courant. Vers 20h, le vent tombe et on doit rouler les voiles et continuer au moteur. Ce n’est pas si mal puisque nous approchons de Freeport et qu’il y a beaucoup de trafic de paquebots et de cargos. En fait, c’est la première fois en plus de 15 nuits de navigation que nous rencontrons autant de trafic. Vers 2h, le vent se lève à nouveau et nous pouvons dérouler les voiles et continuer sans le moteur. On devra même prendre des ris un peu avant d’arriver à Great Harbour Cay. On s’ancre vers 10h00. 

Après la douche, Stéphane de Sweet Home et moi, nous nous rendons en dinghy à la marina de Great Harbour Cay afin de régler les formalités de la douane et de l’immigration. Même si nous avons rempli la documentation en ligne, on doit attendre plus de 30 minutes que le personnel arrive à la marina en provenance de l’aéroport. 5 minutes plus tard, tout est en règle et nous avons le permis de naviguer pour 3 mois. 

Great Harbour Cay, Iles Berry
Great Harbour Cay, Iles Berry

Dimanche, puisqu’il y a des prévisions de fort vent de l’ouest et que l’ancrage n’est pas protégé, nous levons l’ancre en fin de matinée pour nous rendre du côté est de l’île. C’est une navigation de 20 miles que nous réalisons rapidement grâce au vent et au courant favorables. On jette l’ancre en milieu d’après-midi à moins de 2 miles d’où nous sommes partis. On a dû contourner l’ile de Great Harbour ainsi que plusieurs autres iles par le nord pour nous rendre à l’ancrage.

Great Stirrup Cay, Iles Berry

Il y a une quinzaine de voiliers déjà ancrés. C’est une grande baie bordée d’une jolie plage de sable blanc. Nous nous y étions ancrés un an auparavant. Nous nous rendons à la plage avec MiniK et nous visitons l’ile par la route qui mène à la marina où j’ai rencontré les douaniers la veille. Nous ne nous rendons pas au village puisque c’est dimanche et que la majorité des commerces seront fermés. De toute façon, nous l’avons visité l’année dernière. C’est un très petit village de 350 habitants. Au retour de la randonnée, nous nous baignons pour la première fois cette année dans une eau turquoise et rafraichissante. 

Plage de Great Harbour Cay, Iles Berry
Great Harbour Cay, iles Berry
Great Harbour Cay, Iles Berry

Devil’s Cay, 19 au 21 février, 2024

Lundi, le fort vent doit tourner vers le nord et il risque d’y avoir beaucoup de houle dans l’ancrage. On lève donc l’ancre encore une fois pour une navigation de 10 miles en direction de Devil’s Cay. La navigation est plus sportive que la veille et il y a des vagues importantes surtout lorsqu’aucune ile nous protège. On s’ancre pour 3 nuits. Nous passerons nos journées à bord de Kasuri à nous reposer. Nous avions visité les iles de Hoffmann et White l’année dernière. C’est un endroit charmant et très sauvage. 

On surveille l’ancre !

Mercredi, Hélène et Stéphane viennent prendre l’apéro sur Kasuri. 

Nassau, 22 février au 8 mars 2024. 

Jeudi, une houle de l’est entre dans l’ancrage pendant la nuit rendant celui-ci inconfortable donnant même l’impression d’être en pleine navigation. On lève l’ancre pour une navigation jusqu’à Nassau. Sweet Home nous suit. C’est une agréable navigation. Le seul bémol,  c’est que la pompe à eau du moteur fait des siennes depuis que Marc a nettoyé le filtre et changé la « turbine ». On doit faire un demi tour à voile, le temps que Marc règle le problème. Heureusement, ce n’est pas trop long et on peut entrer dans le port à moteur et s’ancrer au nord ouest de l’ile Athol. L’ancrage n’est pas très confortable. Il y a une houle qui se rend jusqu’à l’ancrage et plusieurs bateaux de touristes qui y circulent, créent des vagues déplaisantes. On réserve donc un ponton à la marina de Nassau Harbour Club pour le lendemain. 

Navigation vers Nassau
Une pause bien méritée. Merci Hélène pour les bonbons.
Ile Pearl, Nassau

Vendredi, on quitte l’ancrage à la suite de Sweet Home pour nous rendre à la marina. Nous y passerons 2 nuits. On en profite pour faire du lavage et aller faire des courses à l’épicerie qui se trouve dans une plaza commerciale juste de l’autre côté de la rue. C’est la plus belle épicerie des Bahamas. Solomons Fresh Market est l’équivalent d’une épicerie Avril ou Wholefood. Il y a beaucoup de produits biologiques. Les fruits et légumes sont de qualités. On trouve même des produits President Choice. 

Nassau
Nassau


À la marina, on fait la rencontre de plusieurs équipages francophones. Nous rencontrons Denis et Sylvie du voilier Mychka, un Beneteau 42 CC identique à Kasuri. C’est la deuxième fois que l’on voit un voilier du même modèle de Kasuri. Nous avions vu le premier au Saguenay lors de notre départ en 2020. Nous sommes 10 à aller prendre l’apéro au restaurant situé à la marina. Nous terminons la soirée sur Sweet Home. Encore une fois, c’est une agréable soirée à se raconter des histoires de voile entre passionnés. 

Samedi, on profite de l’eau au quai pour laver le pont de Kasuri qui en a grand besoin. 

Dimanche, on fait une dernière brassée de lavage et on quitte le quai pour aller s’ancrer à moins d’un demi mile dans le chenal est. On passe une nuit assez tranquille malgré la circulation maritime du chenal. 

Lundi, pendant le petit déjeuner, l’alarme de l’ancre se met à sonner. L’ancre sans raison apparente, s’est décrochée et Kasuri dérive tranquillement vers le milieu du chenal. Nous décidons donc de nous déplacer vers l’ancrage de la baie Montague qui se trouve à environ 1 mile plus à l’est. Nous y passons 3 jours tranquilles à nous reposer. 

Réparation de la plaque à induction.

Jeudi, on commence à sentir le besoin de bouger. Les conditions de vent ne sont pas idéales pour nous rendre aux Exumas mais nous décidons quand même de lever l’ancre au levé du soleil. Après une courte navigation de 3 miles au moteur, nous déroulons les voiles en prenant le cap vers les Exumas. Malheureusement, la direction du vent n’est pas tout à fait selon les prévisions et nous ne pourrons pas nous y rendre à voile à moins de faire de nombreux virements de bords. On décide donc de rebrousser chemin et d’aller nous ancrer au sud est de l’ile Athol. Le reste de la journée est tranquille à regarder les bateaux de touristes qui viennent dans le secteur pour faire de la plongée. 

Vendredi, le vent s’est levé et l’on doit changer d’ancrage afin de mieux être protégé du vent du sud-est. On se rend donc à Rose Island qui se trouve à environ deux miles. On s’ancre entre des récifs du côté nord-est de l’ile. On est bien protégé du vent mais une houle provenant du nord, rend la vie à bord très inconfortable. 

Réparation de la manette du guindeau

Samedi, après une nuit où nous avons dormi à 90 degrés dans le lit afin de mieux absorber le roulis, on lève l’ancre encore une fois, pour nous rendre à l’ancrage de la la plage Junkanoo en espérant que ce sera plus confortable. La plage de Junkanoo se trouve au centre-ville de Nassau tout juste à côté des quais des paquebots. La mer y est calme mais la ville est bruyante. On entend le bruit de la circulation automobile et  la musique d’une fête donnée sur la plage pendant une bonne partie de la nuit.

Centre de yoga, Sivananda, Nassau
Ancrage de Junkanoo Beach, Nassau
Terrasse sur le pont, Nassau
Une petite pause…

Mardi, on se décide d’aller à terre faire quelques courses. Avant de se rendre à l’épicerie, on fait les touristes en visitant les rues du centre-ville. On se mêle aux nombreux croisiéristes qui débarquent pour la journée. 5 à 6 paquebots arrivent tous les matins et repartent en début de soirée. Après avoir fait quelques achats de fruits et légumes, nous mangeons un burger de poisson dans un snack bar de la rue Nassau avant de retourner à bord de Kasuri. En fin d’après-midi, nous recevons Phil et Laurence du voilier Freyja qui s’est ancré dans la baie.

Junkanoo Beach, Nassau
Bay st, Nassau
Cour Suprême, Nassau
Cour suprême, Nassau
George St, Nassau
W Hill St, Nassau, Bahamas
W Hill St, Nassau, Bahamas
Voilier Freyja

Mercredi, nous retournons à terre faire du lavage. A notre retour et pendant toute la journée, nous ferons partis,  bien malgré nous, de la fête sur la plage des étudiants universitaires en congé scolaire dont la musique du DJ se fait entendre jusqu’à nous.   En fin de journée, nous sommes abordés pas un bateau du contrôle du port qui nous rappelle que nous nous trouvons dans un ancrage temporaire et que nous devons lever l’ancre sur le champ pour aller nous ancrer dans la baie de Montague. Nous avions planifié nous y rendre le lendemain. On le fera donc une soirée plus tôt. On quitte entre 2 départs de paquebots en ayant obtenu au préalable l’autorisation de l’autorité du port que l’on doit appeler à la radio VHF lorsqu’on se déplace. La nuit sera bien tranquille dans la baie de Montague loin des bruits de la ville. 

College Party Cruise, Junkanoo Beach, Nassau
Paquebot Sea Cloud Spirit, Nassau


Cimetière anglican Saint Agnes, Nassau

Vendredi, entre un changement de marina, Sweet Home vient s’ancrer près de Kasuri. Nous y passerons l’après-midi et nous pourrons y faire la rencontre de 2 filles et d’un gendre d’Hélène et de Stéphane. C’est bien agréable de pouvoir les revoir. Nous pouvons donc leur faire part de nos intentions pour la saison des ouragans : nous avons décidé d’entreposer Kasuri cet été près de Jacksonville au nord de la Floride et de retourner au Québec pour au moins 6 mois. Nous nous cherchons un appartement afin de pouvoir nous installer dans nos « affaires ». Après 4 ans de vie sans domicile fixe et d’une saison de navigation un peu exigeante au niveau de la météo et suite à mon accident,  je sens le besoin de me poser un peu. Nous pourrons repartir du nord de la Floride en novembre prochain pour revenir poursuivre notre visite des Bahamas.  

Les prévisions de vent semblent favorable pour une navigation vers l’ile de l’Eleuthera. C’est ce que l’on fera demain.